Il est dit souvent dans nos contrées africaines que, lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit.
Là je vous parle de la grossesse d’un enfant qui a particulièrement duré, duré si longtemps, tellement plus longtemps qu’elle est allée au delà des neuf mois nécessaires à tout fœtus pour faire sa mue, pour devenir un être humain, puis un enfant pour ensuite pousser son premier cri. Celui-ci devant être aussi fort, comme pour témoigner de la vigueur de ses géniteurs de parents.
Le cercle de famille devant se réunir ce 17 juillet à venir sera-t-il aussi large pour applaudir l’arrivée au monde de ce « fœtus enfant », pour entendre son cri, le premier qu’il poussera, et quel cri, un cri de joie pour donner de la voix pour indiquer le chemin, son chemin si long et si tortueux dans un monde en devenir !
Le fœtus « PDES » est devenu enfant « PDES » et a acquis sa légitimité le jour où son Général de Père, désormais sans armes mais en quête de défense et de protection, sentant la fin venir, fit venir les siens et leur parla sans témoin aucun, mais avec beaucoup d’émoi.
Depuis, les envies se sont exprimées, les forces se sont libérées, les arènes se sont vidées, les plus braves des enfants, les plus proches parmi les plus braves se sont parlés, ils se sont sans doute entendus pour dire, tous derrière le Président, le Fondateur, le Président Fondateur, pour bâtir la maison en passe de s’effondrer, pour refaire les fondations sans mur ni toit du parti en l’état, sous le nom et le sigle de « PDES », jadis Programme Présidentiel devenu « PDES » Parti Présidentiel.
Sans sentiment aucun, les militants se sont trouvés dans l’embarras, les partisans à l’affût, les citoyens hors la cité et des villes, tout le monde chantant comme sur un air de Daouda le Sentimental, perpétuellement coincé entre la jolie « Fanta » et la gentille « Amina », son « cœur qui balance, ça balance et ça rebalance ».
PDES Parti Présidentiel, PDES Programme Présidentiel, qui est le Père ? Qui est le Fils ? Où est le Saint Esprit ?
De Alatoma au nouvel aéroport de Bamako en passant par les échangeurs modernes de la même ville, où est le Père ? Où est le Fils ?
Du monument à la gloire du cinquantenaire du Mali, allant des berges aux profondeurs du Niger, fixant à peine la silhouette du troisième pont de Bamako, où est le Père ? Où est le Fils ?
De l’état civil désormais sous contrôle et label « RAVEC » aux imposants amphithéâtres submergés d’étudiants en attente d’enseignants momentanément empêtrés dans les dédales d’une grève aux motivations multiples, sans aucune autre limite que la trêve, où est le Père ? Où est le Fils ?
PDES par ci, PDES par là, le Père est dans l’arène sans aucune chance d’avoir avec lui tous ses enfants, désormais séparés les uns des autres, chacun suivant sa voie, la voie du destin, le destin de la vie, une vie en passe de s’arrêter au bout d’une décennie ; la décennie finissant, l’espoir avec, la décennie de l’union, la décennie sans parti, la décennie des indépendants, les indépendants dans la cité, la cité en mouvement, le mouvement des citoyens.
Des citoyens égarés, mais engagés désormais derrière le seul Président Fondateur, pour bâtir plus que le « PDES » Programme Présidentiel mais, le « PDES » Parti, parti des indépendants, parti des citoyens, parti des rénovateurs en action.
PDES Parti, rassemblement des partis et partis rassemblés pour la conquête des cœurs sans les esprits, la gloire au bout de l’action, l’action des hommes engagés, engagés pour eux et pour la patrie, pour assurer le service, le service d’un pouvoir et la continuité d’un régime. Un régime à l’origine des grandes avenues du Mali et de Bamako, des grandes routes du pays, des ponts et des chaussées, des échangeurs, des ports et des aéroports, des plaines et des vallées, des barrages et des stades, que de bonheur …
Le bonheur du Mali et des Maliens est au comble.
Les cyclistes se donnent à cœur joie de Gao à Bamako, la navigation fluviale est d’une très grande fluidité de Sikasso à Kayes, Ségou qui abrite le plus grand aéroport de la sous-région reçoit l’airbus A 380, plus aucun OVNI ne peut passer par Gao, désormais doté de radars capables de détecter la moindre des fusées, la circulation est plus dense à Bamako malgré les trois ponts, Koulikoro est devenue le refuge des touristes encore plus nombreux que dans le Pays Dogon, Tombouctou reste le passage obligé de tous les érudits de la planète…
Que dire d’autres si ce n’est le souhait profond de voir l’enfant PDES, ressembler à son père et sans doute faire mieux que lui.
Amen.

3 commentaires

    Commentaire by
    Bintou
    15 juil 2010

    Un article bien écrit. Ici, l’enfant est le portrait craché du père.

    Commentaire by
    Anonyme
    19 juil 2010

    Le texte est d’une grande inspiration, félicitations.

    Commentaire by
    gosmo
    20 juil 2010

    Merci professeur pour nous montrer la différence entre programme et parti
    Vous avez exprimer le profond de tout Malien réaliste.


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