Messieurs les Enseignants,
Une fois encore, je ne voudrais vraiment pas que ce qui paraît être une difficulté majeure ne soit pas une “marre” aux deux rives infranchissables pour les esprits intelligents et alertes que sont ces hommes et femmes qui se sentent tous concernés par cette question, et je sais que vous êtes très nombreux déjà sur ce forum de discussion.
Sans être enseignant moi même, j’imagine la part de découragement chez les uns, de révolte chez les autres, sans compter la douleur et le désastre que ces jours passés de grève dure a du causer chez nombre d’entre vous.
Pour autant, je me rends aussi bien compte qu’il est sans doute venu le moment et le temps ou d’autres que les enseignants devraient assurer le relais, non plus pour persister dans cette position de maintenir une grève, de surcroit, une grève illimitée, mais de trouver le moyen de rallier les deux positions dans le seul but de se sortir de l’impasse et du gouffre dans lesquels les deux parties se trouvent.
A y regarder de très près, la grève ne me paraît plus être la solution, en tout cas pas la seule, pas la meilleure.
Votre revendication ne se juge pas à la durée de la grève, limitée ou illimitée, loin s’en faut.
Au regard des positions des uns et des autres, je voudrais Messieurs les Enseignants vous demander de prendre en compte un souci et un seul : Le devenir du Pays et de la Nation, l’avenir de l’Ecole et de l’Elève, le sort de nos enfants, déjà rendu mal par les dures réalités de la vie, de la pauvreté, de l’ignorance, de l’analphabétisme.
Je voudrais vous dire qu’il est temps que l’on se parle autrement, que l’on se regarde différemment, que l’on arrête de se soupçonner, de s’en prendre les uns aux autres, que l’on pense à la cité.
Je voudrais Messieurs les Enseignants, vous demander avant tout, des choses qui vous paraitront peut être difficiles et compliquées, mais croyez moi qu’elles ne le sont qu’en apparence.
Je ne doute pas un seul instant de votre capacité de sacrifice, vous me direz que vous vous êtes déjà sacrifiés par le passé et même au présent, mais jamais assez pour sauver un pays, une nation et le destin des gens, souvent pauvres, assez souvent ignorants et très souvent analphabètes.
Je ne suis pas si sur que l’on soit si capable de construire un pays, de le bâtir, d’assurer un avenir à ses fils.
Alors, est il par exemple possible pour vous, de :
– lever le mot d’ordre de grève afin de permettre que les acteurs de l’école que vous êtes, se retrouvent pour évaluer immédiatement la situation de l’école au regard de l’année scolaire ;
– dresser la liste des points d’accord et de désaccord entre gouvernement et enseignants ;
– évaluer financièrement et budgétairement l’ensemble des points de revendication ;
– dresser un chronogramme des points de non accord et indiquer les raisons ponctuelles tenant au désaccord et les solutions possibles à envisager ;
– mettre en place un comité de facilitation chargé d’accompagner la suite des négociations ;
– mettre en place un comité d’experts chargé d’élaborer les couts réels des revendications au regard des possibilités financières et budgétaires de l’Etat ;
Et toutes actions permettant d’aller de l’avant.
Pour ma part, j’affirme ma disponibilité entière à contribuer à la recherche des meilleures solutions dans l’intérêt réciproque de chacune des parties.
Meilleures salutations et que seule la raison prenne le pas sur tout .
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blondin
28 juin 2010
une gréve limité comme manifestation de son mécontentemen, je di oui… Mais une gréve illimité, sans possibilité d’accord avec les autorités, je trouves cela absurde. A quand un projet ou une proposition de loi portant sur la reforme du systeme éducatif malienne, du primaire à l’enseignement supérieur? Mais j’en veux pas totalement ces enseignants, car le veritable probléme de nos dirigeants actuels c’est qu’ils ignorent la notion de priorité. Ils disposent de milliards pour organiser les fétes des indépendances et pas d’argent pour payer ses fonctionnaires.
Commentaire by
madou
5 juil 2010
je partage les mêmes opinions que blondin.
Les problèmes de ce pays, ceux sont nos dirigeants.
Et enfin, VIVE LA GREVE ILLIMITE