Nous vivons aujourd’hui dans un monde de plus en plus global ou les pays, les nations, les Etats sont de plus liés par une interdépendance. Dans un tel monde, les médias constituent sans aucun doute une puissance établie. La réalité de cette superpuissance de la presse et des médias est d’autant affirmée qu’Aujourd’hui, tout se fait par la presse, par les médias, par les journaux, par la télévision. Cette dernière a un plus grand impact sur les populations et leur façon de faire et de penser.
Aujourd’hui, rien ne se fait sans vous de la presse et tout se fait par vous et avec vous.
Ce constat une fois établie, nombreux sont ceux parmi vous, mais aussi beaucoup d’autres comme qui prétendent que « la presse et les médias ne constituent même plus le quatrième pouvoir dans l’Etat, mais qu’il est le plus puissant des pouvoirs et le plus influent de tous les pouvoirs qui menace tout simplement d’absorber les trois autres, déjà passablement amoindris » il faut bien le reconnaitre.
Ce n’est point une boutade que de dire que les ministres de la république craignent les journalistes, que les députés au parlement sont prêts à se mettre à genoux devant vous, que les hommes en place redoutent par-dessus tout vos attaques. Vous êtes les organes de l’opinion publique.
En temps de paix déjà, la presse est crainte. Imaginez seulement ce que cela peut donner en temps de guerre.
Ce sont ces moments de guerre que la Côte d’Ivoire tout près de nous, le Libéria un peu plus loin, le Rwanda, le Congo Brazzaville et le RD Congo plus loin, la Centre Afrique, le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie….ont connu et vécu.
Les temps de guerre ne sont pas les temps de paix.
Incontestablement, l’une des premières attentes des populations africaines, à l’égard de la presse et de médias est celui de les voir prévenir et de les préserver durant ces moments.
En temps de guerre, la presse doit prévenir.
Le second rôle de la presse en temps de guerre est d’orienter vers les solutions, des compromis susceptibles de conduire au règlement du conflit. La presse ne prend pas partie, elle agit pour éviter le pire.
« Malheureusement, les patrons des Médias sont souvent aussi membres de l’un ou l’autre groupe en conflit et on approche les faits avec la subjectivité de son groupe ».
Le troisième rôle des Médias dans la résolution des conflits est curatif. Il se situe dans une période post conflit et consiste à aider à guérir des blessures du conflit et à apprendre à reconstruire sur les ruines du passé.
Point de doute que la liberté d’informer devra être protégée à tout prix et que rien ni personne ne devrait l’entraver. Même des circonstances dramatiques telles que la guerre ; les conflits de toutes sortes, les violences et les tueries ne sauraient justifier que les media soient réduits au silence. Très généralement, les régimes de terreur s’accommodent de situations comme celles-ci pour museler les journalistes, les réduire au silence ou à la diffusion d’informations tronquées.
Naturellement, cette liberté d’informer tant souhaitée ne peut se concevoir sans l’observation des règles éthiques et déontologiques qui devraient impérativement guider le travail des professionnels de la presse et des médias, tout comme en temps de paix qu’en temps de guerre.
Mais, quelle doit être la règle de conduite du journaliste ? A cette interrogation, il y’a lieu de répondre qu’il est plus que nécessaire et utile pour les gens de presse, pour les organisations professionnelles représentatives d’édicter des codes éthiques et de déontologie. Ceci a l’avantage de fixer le cadre d’intervention des journalistes, d’identifier les éventuelles déviances et de sanctionner s’il y’a lieu les fautes.
Par exemple, en Inde, il existe un code spécial d’éthique qui prend en charge les situations particulières qui naissent du conflit ethnique qui ravage le Sous-continent.
Liberté de presse, éthique et déontologie, tout cela ne serait que de bien jolis mots si les professionnels des media n’avaient à leur disposition l’outil de travail, c’est-à-dire les moyens matériels et financiers. Comment peut on informer, éduquer, sensibiliser en étant sur place, e se contenant des seuls dépêches de presse, en se référant aux dires des autres. La guerre en Irak constitue la meilleure illustration de cette situation. Il est indispensable que le journaliste soit présent sur place au moment des faits pour faire son propre constat au lieu de se contenter d’un reportage fait par quelqu’un d’autre.
Le contenu de l’information livrée au public doit constamment avoir comme règle d’or la recherche de la vérité. Pour ce faire, il doit s’appuyer sur les faits, évité de tomber dans l’idéologie et les préjugés. Les journalistes ne devraient pas s’intéresser uniquement à la politique politicienne, mais avoir un regard constant sur la misère de la population, sur les rapatriés. La paix ne devrait plus être un vague slogan que l’on chante sur les micros. Il faut s’attaquer aux maux qui rongent la société tels que les injustices sociales et la corruption.
Au Sénégal, la guerre au Casamance a poussé le gouvernement, au plus fort de la crise, à multiplier des rencontres avec les journalistes afin de voir comment ces derniers pourraient construire une dynamique de retour à la paix. Car, malgré que le Sénégal soit un des pays où la démocratie et la liberté d’expression soient des plus avancées en Afrique, il y a toujours des morts et des mutilés de guerre.
En Côte d’Ivoire, il existe un observatoire de presse qui se trouve être un des plus anciens en Afrique, mais il n’empêche pas que de graves distorsions ont été constatées sur place à l’occasion des problèmes politiques survenus dans ce pays, notamment lorsque les questions de nationalité se sont posées à l’occasion de l’élection présidentielle.
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Fifi SIDIBE
9 fév 2010
Article pertinent, il est vrai que l’éthique et la déontologie sont des valeurs indispensables pour l’exercice de la profession de journaliste.
Mais dans notre environnement on remarque de plus en plus que des hommes politiques et des hommes d’affaires mettent en place des organes de presse pas simplement pour informer, mais pour orienter les informations qu’ils divulguent en leur faveur.
Ce qui pose, ne serait ce qu’en partie l’indépendance des journalistes ; dans ces conditions comment faut il aborder la question de la liberté de la presse ?
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SAMPY
27 mar 2010
Salut Grand Frère
Merci pour cette contribution je suis très fière pour cette analyse de taille, bonne chance dans toutes tes entreprises.
cordialement
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Anonyme
19 avr 2010
je pense que nous devons tous consulter regulièrement ce site pour la qualité du travail abattu, par mon frère, me Konaté
les étudiants y ont vraiement interet s’ils veulent vraiement performer.
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admin
14 mai 2010
mille merci